Jeux vidéo

État du jeu vidéo en France

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Ce n’est une surprise pour personne, le jeu vidéo est devenu au fil des années un marché très lucratif, apprécié par de nombreuses personnes, jeunes et moins jeunes, et des deux sexes !

Cocorico, le jeu vidéo en France s’en sort plutôt bien !

C’est d’ailleurs devenu chez nous un secteur aussi dynamique et important que le cinéma, la télé et les livres ! Plus d’un Français sur deux considère être un joueur, avec une parité homme-femme quasi parfaite, et une moyenne d’âge ayant largement dépassé les 35 ans.

Non seulement nous consommons beaucoup de jeux vidéo, mais nous en produisons aussi beaucoup et de bonne qualité !

La french-touch n’est pas une légende et est reconnue dans le secteur : Malheureusement, il reste encore beaucoup à faire pour améliorer le marché Français et aider nos entreprises du jeu vidéo à se développer : Diminuer les taxes, multiplier les écoles spécialisées, créer de l’emploi etc… C’est soit-disant en train de s’améliorer, grâce à différents organismes, aux salons de démonstrations et à la prise de conscience par l’État de l’importance du jeu vidéo.

Évolution du jeu vidéo en France :

(voir aussi L’Histoire du Jeu Vidéo)

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1982 : Le Bagnard, un des tous premiers jeux vidéo Français.

1980 :

Les premiers jeux vidéos Français sont commercialisés. Ce n’est pas encore de la vraie production par rapport aux États-Unis ou au Japon, mais le talent est déjà là.

1990 :

Le secteur Français se professionnalise et produit de grands succès dont certains seront cultes, tels que Alone in the Dark, Another World, Dune, Flashback, Little Big Adventure, Operation Stealth, Heart of Darkness, pour ne citer qu’eux…

1993 :

Crise économique, beaucoup de studios ferment.

1995 :

A l’initiative des différents éditeurs de jeux vidéo installés en France, est créé l’association du Syndicat des Éditeurs de Logiciels de Loisirs (S.E.L.L.). Elle est également membre fondateur de l’association France eSports.

1996 :

La console Playstation relance le marché à elle seule.

2002 :

Arrivée massive d’internet, le secteur du jeu vidéo retombe dans la crise.

2003 :

  • Création du Fond d’aide à l’édition multimédia (FAEM).
  • Création de l’Agence Française pour le Jeu Vidéo (AFJV), non rattachée à l’état. Centrée sur l’emploi, les entreprises et les professionnels d’œuvres multimédia.

2008 :

Création du crédit d’impôt jeu vidéo qui se présente comme un dispositif d’incitation fiscale qui permet aux entreprises de création de déduire de leur impôt une part des dépenses de production d’un jeu.

2010 :

Création du salon Paris Games Week par le S.E.L.L. , 2ème plus grand salon mondial de jeu vidéo de par son nombre de visiteurs, derrière la Gamescom en Allemagne.

2013 :

Réforme du Crédit d’Impôt Jeux Vidéo qui procède à de nombreuses et précieuses modifications, toujours dans l’objectif d’élargir les projets éligibles, notamment aux jeux indépendants, sur mobiles ou navigateurs.

2016 :

  • La loi reconnait officiellement dans son chapitre 4 section 2 la pratique du jeu vidéo en compétition (eSport) en France, ainsi qu’un statut officiel aux joueurs professionnels.
  • Nasser Al-Khelaïfi annonce le lancement du Paris Saint-Germain eSports, une section esport du PSG, avec Yellowstar, ancien joueur professionnel de League of Legends, comme directeur. Le Paris Saint-Germain eSports, qui dispose d’un budget de plusieurs millions d’euros, comprend une équipe FIFA et une League of Legends.
  • Création d’une loi pour une République numérique.

2017 :

Crédit d’impôt doublé. L’industrie du jeu vidéo en France représente 4,3 milliards d’euros.

– Consoles : 2 403 millions d’euros, soit 56% de la valeur globale.
– PC : 1 124 millions d’euros, soit 26% de la valeur globale.
– Mobile : 778 millions d’euros, soit 18% de la valeur globale.

2018 :

  • L’eSport capte l’attention des organisateurs des Jeux Olympiques !
  • La France est dans le top 3 eSport des pays européens avec 25 millions de dollars de chiffre d’affaires.
  • Ouverture du premier parc d’aventures en réalité virtuelle « Illucity«  à Paris, avec 1000 m² d’espace de jeux.

2019 : 

Création d’un campus de 6000m² dédié au eSport par O’Gaming, dans le centre commercial Quais d’Ivry. Véritable village avec l’hébergement de start-up du monde du jeu vidéo et de l’e-sport, un escape game, une salle de jeu avec des postes PC et consoles ainsi qu’une salle d’entraînement ouverte au public.

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O’Gaming, Quais d’Ivry.

Les femmes et le jeu vidéo :

Aujourd’hui, 47% des joueurs sont des joueuses en France, alors que dans les studios de création, on n’en compte que 15%.

L’association Women in Games France compte bien changer les mentalités et promouvoir l’industrie du jeu vidéo auprès des filles dès le plus jeune âge.

Co-fondée par Julie Chalmette, qui est aussi présidente du Syndicat des Éditeurs de Logiciels de Loisirs (S.E.L.L.) et Directrice Générale chez Bethesda-France.

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Julie Chalmette.

Quelques studios de création actuels Français :

  • Amplitude Studios (Endless Space)
  • Ankama (Dofus)
  • Arkane Studios (Dishonored)
  • Cyanide Studio (Call of Cthulhu)
  • Microïds (Flashback 25th)
  • Nadeo (Trackmania)
  • Quantic Dream (Heavy Rain)
  • Ubisoft (Assassin’s Creed)
  • Dontnod Entertainment (Life is Strange)
  • Focus Home Interactive (Farming Simulator)
  • Asobo Studio (The Crew)
  • Gameloft (Dungeon Hunter)

Conclusion :

Le marché du jeu vidéo en France se porte bien, mais pourrait mieux faire, surtout au niveau des formations et de l’emploi.

C’est un monde encore trop opaque dont l’entrée se fait souvent par piston ou bouche à oreille, si on ne vient pas des grandes écoles comme Gobelins.

Les entreprises victimes d’une reconnaissance encore trop minime par l’État, font souvent vivre l’enfer à leur employés, qui sont souvent en fait de simples stagiaires sous-payés, voir pas du tout…